
Engagement n°4 : Un modèle durable
Une production pérenne et des revenus à long terme
- La coopérative s’engage à nous garantir un revenu à long terme.
- Nous sommes épaulés au quotidien par des conseillers spécialistes qui nous accompagnent pour produire des pommes de qualité tout en préservant la biodiversité.
- Un fond de solidarité a été mis en place pour nous aider en cas de pertes liées aux intempéries (gel, grêle, tempête).
- Nous avons aussi créé un programme d’accompagnement des nouveaux pomiculteurs pour les aider à mettre en place leur verger, financièrement et techniquement. Faire perdurer notre métier est essentiel.
- Nous essayons autant que possible de mutualiser le transport de nos pommes vers les sites de pressage, afin de réduire notre empreinte carbone. La dimension environnementale est en effet partie intégrante de notre démarche.
S’intégrer pleinement dans son environnement
- Maîtriser les risques liés à l’application de traitements, particulièrement à proximité des lieux habités et des zones sensibles.
- Engager des relations avec les populations riveraines en créant davantage d’échanges, de prévention et d’explication de nos métiers.
- Prévenir l’émergence de difficultés économiques pour la filière.
Benoît
« Mon rôle est d’accompagner les pomiculteurs au quotidien et de répondre à leurs différentes interrogations. Concrètement je les aide à mettre en place de nouvelles pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement, et je favorise les échanges de bonnes pratiques entre pomiculteurs. Toutes nos actions mènent à un objectif commun : produire des pommes de qualité tout en préservant la biodiversité et le revenu des producteurs. »

Engagement n°3 : Des boissons de qualité
La qualité des pommes de nos vergers est primordiale pour l’élaboration de boissons de qualité (cidres, jus de pomme, boissons aux fruits…). Nous nous engageons donc à respecter un cahier des charges par un organisme externe indépendant : Groupe Bureau Veritas.

Une sélection rigoureuse de pommes

Une organisation optimale de la récolte

Une qualité garantie par nos analyses et contrôles
Une sélection rigoureuse des variétés de pommes
Il existe plus de 1000 variétés de pommes et chacune a des qualités organoleptiques bien spécifiques ! Nous sélectionnons les variétés de pommes qui répondent le mieux aux besoins du marché. Nos pommes ne sont pas destinées à la croque : elles sont toutes pressées pour produire du jus ou du cidre. C’est donc leur goût qui compte avant tout, pas leur aspect visuel, ce qui nous encourage à limiter les traitements.
On distingue 4 typologies de pommes :
- Les pommes amères : très riches en tanins, elles charpentent le cidre et appuient son amertume et son astringence.
- Les pommes douces-amères : riches en tanins et sucrées, elles donnent du corps au cidre.
- Les pommes acidulées : leur acidité apporte de la fraîcheur et révèle les saveurs.
- Les pommes douces : sucrées et parfumées, elles apportent de la rondeur.
- Les pommes à jus : peu tanniques, elles ont un bel équilibre à la fois sucré et acidulé.
Nous privilégions les variétés de pommes les plus résistantes – comme la Kermerrien ou la Bisquet. Le verger sera ainsi moins sensible, notamment face à la tavelure, principale maladie fongique du pommier.fi
Hervé & Laurence
Le saviez-vous ?
Pour le cidre, nous créons des
assemblages avec différentes
variétés de pommes sélectionnées notamment pour leur richesse en tanins, qui vont apporter l’amertume
et l’astringence recherchées.
Pour les jus, nous privilégions les variétés de pommes douces et acidulées, peu tanniques, pour apporter une belle rondeur sucrée.
Une organisation optimale de la récolte
Toutes nos variétés de pommes n’arrivent pas à maturité au même moment, ce qui nous permet d’étaler la récolte sur plusieurs mois. Nous ne stockons pas nos pommes en amont du pressage, qui se fait donc sur des fruits parfaitement mûrs et fraichement récoltés !
Calendrier de récolte des pommes à cidre et à jus :
Une qualité garantie par nos analyses et contrôles
- Nous privilégions les alternatives naturelles.
- Nous nous assurons que les pommes récoltées ne contiennent pas de résidus de pesticides au-delà des limites résiduelles autorisées dans notre cahier des charges, qui est encore plus strict que la réglementation.
- Nous nous engageons à ne pas traiter les pommes après la récolte.

Engagement n°2 : Une biodiversité préservée
Nous préservons autant que possible la biodiversité dans nos vergers, pour que nos cultures soient pérennes et respectueuses de l’environnement.
La pollinisation par les insectes joue un rôle essentiel dans le développement de nos cultures : par exemple, les abeilles transportent les grains de pollen d’une fleur à l’autre et fécondent ainsi les plantes.
Nous nous appuyons également sur des auxiliaires naturels comme les coccinelles pour lutter contre les nuisibles (pucerons, chenilles…) qui attaquent nos arbres.
Nous participons ainsi au bon équilibre animal et végétal au sein de nos vergers.
Préserver les insectes pollinisateurs

Préserver les auxiliaires
naturels
Préserver les insectes pollinisateurs
La qualité de la pollinisation est essentielle au bon développement du verger et permet ainsi d’obtenir :
- Une meilleure qualité des fruits
- Un meilleur rendement
- Une réduction du risque d’alternance
Ici les abeilles se plaisent bien car l’apiculteur réalise ses plus belles récoltes de miel et récupère régulièrement de nouveaux essaims ; signe d’un environnement propice. ![]()
Xavier
« La pomme c’est une culture locale avec une production organisée en coopérative où nous prenons notre destin collectivement en main. Nous avons le plaisir de déguster et découvrir de merveilleux produits issus des fruits de nos vergers. En zone de plaine, planter un verger c’est aussi replanter des arbres, aménager le paysage et enfin c’est un formidable réservoir de faune et biodiversité. Pomiculteur, c’est bien plus qu’un métier. »
Préserver les auxiliaires naturels
Les auxiliaires naturels comme les coccinelles sont essentiels à la préservation de nos vergers car ils s’attaquent aux bio-agresseurs. Par exemple, les larves de syrphe et de coccinelle se nourrissent de pucerons et régulent ainsi leur population. Cet équilibre naturel nous permet de limiter les traitements sur nos pommiers. Par ailleurs, la plupart des adhérents plantent des haies composites autour de leurs vergers pour attirer et abriter ces auxiliaires naturels.
Au printemps, le pommier est en fleur. Les insectes pollinisateurs viennent butiner les fleurs et permettent la formation des fruits. L’agriculteur procède ensuite à l’éclaircissage : il enlève avant grossissement une partie des pommes de l’arbre pour ne pas l’épuiser avec une trop grosse production. Vient ensuite la récolte, puis la taille de l’arbre, faite pour optimiser son exposition à la lumière afin de garantir la qualité de la prochaine récolte de fruits !

Engagement n°1 : Une démarche raisonnée
Pour produire des pommes de qualité, nous devons protéger notre verger contre les attaques de ravageurs. Il est essentiel de maintenir la pression de ces bio-agresseurs en-dessous d’un seuil de nuisibilité, sous peine de pertes économiques.
Nous privilégions donc les alternatives naturelles tout en respectant la faune et la flore utiles tout au long de la saison.

L’observation du verger

Mise en place d’outils d’aide à la décision

Les alternatives naturelles privilégiées
En tant que Pomicultrice Engagée, je ne veux pas recourir à des traitements de manière systématique. La décision de traiter ne peut être prise qu’après une phase d’observation, un diagnostic et une décision raisonnée sur la nécessité d’intervenir. ![]()
L’observation du verger et la mise en place d’outils d’aide à la décision
La période d’observation varie selon les conditions climatiques et les types de bio-agresseurs auxquels nous devons faire face. Nous utilisons principalement 3 outils d’aide à l’observation et à la décision.
- Le piégeage – outil d’observation naturel :
La pose de pièges dans les vergers permet de connaitre plus précisément la période et l’intensité de la présence de certains ravageurs. - Le frappage (également nommé battage) :
Cette méthode d’observation est surtout pratiquée pour l’anthonome ; un insecte qui dévore les bourgeons floraux des pommiers en début de saison. Cette méthode consiste à frapper quelques branches du pommier pour faire chuter les insectes sur une planchette de couleur blanche puis à les compter. Le seuil d’intervention pour l’anthonome est de 30 adultes/100 battages. - La station météo :
Cet outil mesure la pluviométrie, la température et l’humectation d’une feuille artificielle. 46 stations météo sont installées dans nos vergers. Un outil de modélisation utilise ensuite ces 3 paramètres pour évaluer le risque de maladies et permet ainsi de raisonner les interventions.
Grâce à ces outils, nous ne traitons pas nos vergers de façon systématique, mais uniquement lorsque cela s’avère indispensable.
Ma démarche engagée dans l’agriculture raisonnée est contrôlée et validée par un organisme externe indépendant qui valide chacun des engagements et les contrôle au travers d’un audit annuel. ![]()
Aurore
« J’accorde une grande partie de mon temps à l’observation et à la prévention. C’est la clé de voûte du pomiculteur engagé et aussi ce qui rend ce métier passionnant. Avec une bonne conduite de la taille des pommiers l’hiver, on limite le développement des maladies ainsi que le phénomène d’alternance**, et on réduit donc significativement le nombre d’interventions au printemps. »
Les alternatives naturelles privilégiées
Tous nos adhérents à la coopérative s’engagent à utiliser au moins une méthode alternative :
- Les nichoirs à mésanges ou les perchoirs à rapaces :
L’installation de nichoirs à mésanges est emblématique de la lutte biologique dans les vergers pour réduire l’utilisation des insecticides. Une mésange chasse en moyenne jusqu’à 18.000 insectes nuisibles aux pommes. C’est donc l’alternative idéale aux produits phytosanitaires. En mettant en place un nichoir, ce sont en moyenne 160 pommiers qui sont protégés. La présence de perchoirs adaptés facilite la chasse à l’affût des rapaces qui se nourrissent de mulots et campagnols, qui attaquent les récoltes. - Le contrôle du carpocapse : lutte biologique et confusion sexuelle :
Le carpocapse est un papillon dont la larve se développe à l’intérieur du fruit, en y creusant des galeries. Pour contrôler sa population, les adhérents installent des nichoirs pour favoriser la présence d’oiseaux insectivores dans le verger. Il existe d’autres solutions pour limiter la présence du carpocapse, comme les pièges à phéromones* : grâce à la confusion sexuelle, sa reproduction est fortement limitée. - L’enherbement total :
L’enherbement total consiste en l’installation d’une couverture végétale sur tout ou partie des inter-rangs du verger. Ils constituent des zones refuge pour les auxiliaires (araignées, punaises prédatrices) qui régulent les populations des nuisibles.
*Phéromone : substance comparable aux hormones, émise par la plupart des animaux et certains végétaux.
**Alternance : phénomène cyclique qui voit se succéder une année avec une forte production de fruits à une année avec peu, voire aucun fruit.
